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Rock n' TV Series


Collectif, le 25/01/2016

Peaky Blinders

 

Année de production : 2013 (série toujours en cours)
Showrunner : Steven Knight

Le pitch


Birmingham, 1919. La famille Shelby est aux commandes de l'un des gangs les plus redoutés de la ville, les Peaky Blinders, qui prospèrent dans les paris hippiques et la contrebande. Emmenés par le ténébreux Thomas qui a survécu aux tranchées françaises, les  Blinders entrent dans le colimateur de la police londonnienne lorsqu'ils mettent la main sur un lot d'armes confisquées à l'IRA. C'est l'inspecteur Chester Campbell, aux méthodes peu scrupuleuses, qui va s'efforcer de rétablir la loi dans la cité des midlands.

La critique


Surfant sur la vague des séries historiques réalistes et sanglantes comme Boardwalk Empire, Deadwood ou encore Ripper Street, Peaky Blinders parvient à sortir du lot par son ambiance british, sa reconstitution minutieuse de l'Angleterre ouvrière de l'entre-deux guerre, son scénario travaillé et fort en tension ainsi que  son casting irréprochable qui voit Cillian Murphy (28 Jours plus tard, Sunshine, Inception) camper un Thomas Shelby terrifiant de sobriété, face à un Sam Neill (La Leçon de Piano, La Révolution Française, les Tudors) que l'on avait rarement vu aussi retors et violent. Mention spéciale également à Anabelle Wallis qui incarne un rôle féminin fort et peu orthodoxe. A signaler enfin que Tom Hardy, le tout récent Mad Max mais également l'un des acteurs fétiches de Christopher Nolan, incarne un rôle important dans la saison 2, à ce jour inédite en France.

La BO


Là où Peaky Blinders se démarque des autres séries historiques, c'est dans l'emploi d'une B.O. anachronique qui fait la part belle au rock n' roll le plus rugueux, un peu à la manière d'un Guy Ritchie qui électrise par ce biais son Sherlock Holmes. L'effet de cette totale opposition de style renforce singulièrement la personnalité, mais aussi la force dramatique et le contexte sombre et glauque de la Birmingham de l'époque.


C'est tout d'abord Nick Cave & The Bad Seeds qui offre son générique d'intro à l'oeuvre avec le contenu et tendu "Red Right Hand", tiré de l'album Let Love In (1994). Cave a la part belle sur cette série puisqu'il apporte à lui tout seul un bon tiers des morceaux de la B.O., soit avec ses mauvaises graines (les tranquilles "Abattoir Blues", "God Is In The House" et "Bring It On"), soit avec Warren Ellis ("Martha's Dream", particulièrement anxiogène, et le sublime "Song For Jesse" employé pour une émouvante scène d'amour) ou même en solo ("The Boatman's Call"). Nous avons là affaire à une collection de chansons calmes, souvent sombres et pas vraiment parmi les plus agitées du sieur Cave. Même si le reste de la B.O. est loin d'être au diapason.


Les autres grands présents au générique de Peaky Blinders sont, excusez du peu, les White Stripes qui se chargent de mettre le feu au poudre ("I Think I Smell A Rat", très western contemporain, "The Hardest Button To Button", entêtant à souhait, "Black Math", l'une des plus belles pièces d'Elephant, mais aussi "Little Room", "When I Hear My Name", "I Fought Piranhas", "Ball And Biscuits" et d'autres encore). White lui-même y ajoute son grain de sel au travers de ses Dead Weather ("Rocking Horse") et de ses Raconteurs ("Broken Boy Soldier"). Il s'agit du second gros contributeur à cette B.O., et vous le voyez, rien à voir, mais alors rien à voir avec l'Angleterre des années 20. Et pourtant, ça fonctionne. Les guitares rèches et mordantes du blafard de Detroit viennent illustrer à merveilles les combats de rue, les moments de tension et les climaxs dramatiques de l'oeuvre.


Si l'on retient également dans le lot quelques morceaux solo du frère ennemi Dan Auerbach ainsi que les apparitions annecdotiques de Johnny Cash et de Tom Waits, les autres participants tapent eux dans le pur british avec PJ Harvey (cinq morceaux au programme), Arctic Monkeys ou The Kills. Peaky Blinders est donc un exemple assez rare de série non contemporaine puisant sa B.O. uniquement dans le rock, le vrai, le pur et dur. Une vision à deux niveaux qui apparaît on ne peut plus jouissive pour les férus de rock n' roll.


Nicolas


Commentaires
rockfour, le 05/02/2016 à 09:24
et il manque la plus rock de toutes puisque c'est la musique sous toutes ses formes qui y tient la 1ère place (pop, soul, blues, funk, folk, country et cajun), je veux parler de TREME
Heathcliff, le 28/01/2016 à 08:12
Moi ce serait plutôt Happy Days , parce que Fonzie il est cool ???? !!
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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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