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Rock n' TV Series


Collectif, le 25/01/2016

Scrubs

 

Cette présentation de la série Scrubs contient des spoilers indispensables à la compréhension de l'histoire et de la cohérence entre le choix des titres et les situations évoquées.

 

Année de production : 2001

Showrunner : Bill Lawrence 

Le pitch


Série médico-humoristique créée en 2001 par Bill Lawrence, Scrubs a connu 9 saisons (dont 8 bonnes). Elle a été diffusée jusqu'en 2010. La série raconte les aventures du personnel de l'hôpital Sacred Heart, dont John Dorian ou J.D (Zach Braff) est le narrateur et personnage principal.

La critique


Dans la veine de Friends et avant How I met your mother, Scrubs est le parfait mélange de tragi-comique. Le génie de la série repose avant tout sur l'alchimie entre les personnages, et en particulier la bromance entre J.D et Turk (Donald Faison) magnifiée par le titre original "Guy love" qui mérite d'être écouté au moins une fois ! Bill Lawrence réussit le défi de créer une collection de personnages plus attachants les uns que les autres, Perry Cox le mentor dépressif et cynique ultrasensible, Carla la latino impertinente et commère de première, Elliot Reid la névrosée maladroite manquant cruellement de confiance en elle, Bob Kelso le directeur de l'hôpital misogyne... Autant de qualités qui font qu'on lui pardonne une neuvième saison insipide et indigne du reste de la série. Le succès de la série tient également à la ribambelle de questions aussi universelles qu'essentielles abordées avec tendresse et humour : qu'il s'agisse du deuil, de la rupture, des différentes épreuves rencontrées par un couple, de l'affirmation de soi, de l'évolution d'une amitié à l'âge adulte, Scrubs vise toujours juste et on passe du rire aux larmes en un clin d'oeil. Sans oublier les guest stars de qualité parmi lesquelles Michael J Fox, Bellamy Young, Colin Farrell et Julianna Margulies.

La BO


La bande son n'est pas nécessairement la première chose que l'on remarque en découvrant la série, mais elle a pourtant pris énormément d'ampleur au fil des saisons, pour en devenir un élément essentiel.


La qualité de la BO tient avant tout à l'adéquation entre les morceaux choisis et les situations vécues par les personnages. En voici quelques exemples concrets, et les temps forts de cette série à mon sens :


Saison 2 épisode 9 : Queen feat. David Bowie - Under pressure. A la fin de l'épisode, lors du sermon traditionnel de JD, des situations s'entremêlent : Carla accepte de lâcher prise face à son besoin de tout contrôler, Elliot est contrainte à gérer le fait que son père lui ait coupé les vivres, et JD comprend qu'il n'est pas un magnat de la médecine mais qu'il a simplement eu un coup de chance.


Saison 2 épisode 6 : Toad The Wet Sprocket - Somethings Always Wrong. JD réalise que son frère n'est plus le héros de son adolescence mais un raté.


"another day, I call and never speak
and you would say, "nothing's changed at all"
and I can't feel much hope for anything
if I won't be there to catch you if you fall"


Saison 2 épisode 15 : Old 97s – Question. Je vais éviter de vous spoiler le moment mais les paroles sont plutôt explicites, et le morceau sublime la dimension émotionnelle de la scène.


"Someday, somebody's gonna ask you
A question that you should say yes to
Once in your life
Baby, tonight I've got a question for you"


Saison 3 épisode14 :Joshua Radin- Winter. L'un des meilleurs épisodes de la série, inspiré par le film Sixième sens. Dr Cox réalise que Ben est mort et qu'il se trouve à son enterrement. L'inclusion de ce titre a participé au démarrage de la carrière du chanteur folk, Carry Brothers – un ami de Joshua Radin – ayant donné à Zach Braff une démo de « Winter » en 2004.


Saison 8 épisode 15: Sam Loyd- Hey ya. Janitor épouse Lady, JD parvient à déclarer sa flamme à Elliot, Turk et Carla, Dr Cox et Jordan résolvent leurs problèmes sous le soleil des Bahamas pendant que Dr Kelso campe au bar de l'hôtel, enchaînant les cocktails. Cette reprise du tube du début des années 2000 d'Outkast par Sam Loyd, l'acteur jouant Ted, est empreinte d'une grande douceur et s'harmonise parfaitement avec le ton de la série.


Saison 8 épisode 18 : Peter Gabriel – The book of love. Comment ne pas évoquer le dernier véritable épisode de Scrubs.... JD, fidèle à lui-même, imagine l'avenir de son couple et de tous ses proches. L'instant musical est parfait.


La bande son de Scrubs présente également l'avantage d'être suffisamment diversifiée pour convenir à un public varié ; on y retrouve à la fois des groupes renommés (Cheap Trick,The Buzzcocks, Journey, U2, REM,Counting Crows, the Foo Fighters, Pearl Jam, Audioslave, the Who, Red Hot Chili Peppers, pour ne citer qu'eux), et de petites perles d'indie rock, de folk, de rock US, et de pop au sens large, qui ont probablement influencé Zach Braff lors du choix des morceaux composant la BO de son premier long-métrage, Garden State.


On retrouve ainsi régulièrement The Shins, Francis Dunnery, Colin Hay (qui fait même une apparition dans le premier épisode de la saison 2),Shawn Mullins, Joshua Radin, Howie Day et j'en passe. 


 Fanny


Commentaires
rockfour, le 05/02/2016 à 09:24
et il manque la plus rock de toutes puisque c'est la musique sous toutes ses formes qui y tient la 1ère place (pop, soul, blues, funk, folk, country et cajun), je veux parler de TREME
Heathcliff, le 28/01/2016 à 08:12
Moi ce serait plutôt Happy Days , parce que Fonzie il est cool ???? !!
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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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